L’essor de l’aquaculture écoresponsable dans l’hexagone

Pisciculture

Depuis plusieurs années, l’aquaculture française est vue d’un mauvais œil par les autres pays pour de nombreuses raisons.

Des problèmes existants pour l’aquaculture

L’aquaculture se développe chaque année à travers le monde, mais possède une mauvaise presse en France à cause de certaines techniques polluantes pour l’environnement. En effet, les élevages intensifs de poisson participent eux aussi à la pollution de l’environnement.

La préservation de la santé des poissons

Les poissons d’élevage intensif sont tous concentrés dans un environnement restreint. Ce phénomène engendre une transmission plus rapide des maladies. Pour cela, les pisciculteurs donnent des antibiotiques aux poissons. Cependant, cette pratique peut nuire à la santé des consommateurs de poisson.

Une réduction de l’oxygène dans l’eau de mer

Cette concentration de poisson dans un espace réduit engendre aussi une concentration d’excréments de poissons. Les fèces des poissons sont riches en matières organiques qui peuvent être assimilées par les écosystèmes proches des cages en mer. Les phosphates ou l’ammonium peuvent être aussi consommés par les algues, ce qui conduira à une forte hausse de vie primaire qui consommera tout l’oxygène de l’eau. Ce phénomène engendra la mortalité de l’ensemble de la zone. Si nous ne pouvons pas nourrir les producteurs primaires, la chaîne alimentaire locale s’écroulera.

Ces problèmes deviennent une contrainte pour le développement de l’aquaculture et surtout un frein pour la protection de l’environnement.

La création de l’AMTI

Des recherches plus poussées ont été réalisées. Un déchet pour l’un est peut-être quelque chose de bénéfique pour l’autre. La création d’une nouvelle sorte de culture marine est née : L’Aquaculture Multi Trophique Intégrée.

Le principe de l’AMTI

L’Aquaculture Multi Trophique Intégrée a pour objectif de faire cohabiter des espèces qui ont la capacité de se nourrir des déchets des autres. Ce système permettra d’offrir également une plus-value aux pisciculteurs en diminuant la quantité de leur élevage. On ne retrouvera plus des monocultures, mais des polycultures qui permettront de placer l’animal marin dans un environnement proche de son environnement d’origine.

Des solutions similaires à l’AMTI

Le but de l’AMTI est de réduire la pollution des fermes aquacoles tout en dynamisant la production. Ce système a déjà été pensé : l’aquaponie. Ce type de culture possède le même principe que l’AMTI sauf que la production se fait en circuit fermé. L’eau polluée par les déjections des poissons est épurée par les plantes qui s’en nourrissent. En plus, d’éviter la pollution, nous recyclons l’eau.

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