Source : Magazine Réseaux VRD – n°306 – Janvier 2026
Des ouvrages d’interconnexion à une usine de production d’eau potable dernier cri, en passant par un projet d’écluse anti-salinité, Eaux & Vilaine a fait de la gestion de l’eau potable une véritable stratégie. Alors bien sûr, il faut des investissements, mais pour le syndicat, sécuriser l’approvisionnement et produire une eau de qualité tout en préservant la ressource, c’est aussi s’adapter et anticiper les effets du changement climatique. Un exemple de gestion coordonnée et solidaire de la ressource.
En Bretagne, Eaux & Vilaine mène une politique très volontariste tournée vers l’anticipation. Pour ne plus subir, ou en tout cas, limiter les conséquences des effets du changement climatique, le syndicat s’est attelé à sécuriser l’eau potable tant au niveau quantitatif que quantitatif. La région est touchée avec plus ou moins de gravité : [selon les projections climatiques, des sécheresses de plus en plus intenses et un niveau de pluie insuffisant sont attendus]. Ainsi, que ce soit pour la Loire-Atlantique au sud ou l’Ille-et-Vilaine plus à l’est, les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) indiquent tous que ces zones considérées comme attractives où les populations augmentent, sont exposées à des tensions sur la ressource si rien n’est fait. Face à ces alertes, les différents maîtres d’ouvrage développent des actions à l’échelle de leurs territoires pour aller vers des économies d’eau tout en créant des interconnexions pour se sécuriser les uns les autres.
Une priorité, la sécurisation et l’approvisionnement
La compétence eau potable exercée par Eaux & Vilaine comprend la production et le transport, [l’eau potable étant ensuite vendue aux collectivités]. Une usine de production située au carrefour des départements du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique qui a une forte capacité de production, jusqu’à 90 000 m3/jour et un réseau de transport de près de 200 km de canalisations, avec trois réservoirs et deux stations de surpression. Pour assurer l’exploitation du service, Eaux & Vilaine s’est adjoint les compétences du Groupe Suez dans le cadre d’une délégation de service public d’une durée de 8 ans, jusqu’au 31 décembre 2031.
Interconnecter pour mieux préparer
Pour pouvoir approvisionner plusieurs secteurs et soutenir d’autres usines en tension, l’usine de Vilaine Atlantique s’appuie sur d’importantes ressources. [L’objectif est de parvenir à sécuriser l’approvisionnement. Une réflexion à 10 ans, voire à horizon 2030, est menée face au changement climatique, l’un des enjeux majeurs pour le pôle Eaux & Vilaine]. Depuis l’usine, Eaux & Vilaine va pouvoir approvisionner plusieurs zones de 3 départements (Loire Atlantique, Morbihan, Ille-et-Vilaine). Au total, Eaux & Vilaine produit entre 18 et 20 millions de m3/an.
De bons rendements et peu de pertes
Avec un rendement moyen de ses réseaux de 95 %, Eaux & Vilaine reste un bon élève. Une exemplarité qui vient essentiellement du fait que les canalisations de transport sont de gros diamètre et qu’elles sont relativement récentes, les plus anciennes ayant une cinquantaine d’années : [les casses et les fuites ne sont pas pour autant évitées, mais elles restent localisées et limitées]. Le syndicat a lancé une campagne de géodétection entre 2016 et 2019 qui a permis un géoréférencement en classe A.
Une étape méthodique de diagnostic
Pour le diagnostic des plus anciennes canalisations en acier et fonte, le syndicat suit une méthodologie précise : [recensement des tronçons les plus à risques, selon le matériau, la date de pose, la nature du sol, la zone urbaine. Une inspection de l’intérieur et par scanner complète le diagnostic]. […] Eaux & Vilaine attend d’avoir une vision globale pour élaborer des programmes d’action hiérarchisés en fonction de l’état des conduites.
Sécuriser la qualité de l’eau
Entre 2021 et 2023, Eaux & Vilaine a lancé un programme de modernisation de son usine de production, notamment avec la mise en place de traitements de dernière génération : [… coagulation, charbon actif et traitement UV]. […] Près de 22M€ ont déjà été investis pour ce maillon essentiel de sécurisation alimentaire en eau potable, alors même que la qualité de l’eau devient une préoccupation croissante et pose la question du prix de l’eau. [Un programme d’investissement conséquent sur une dizaine d’années a été réalisé, tout en conservant un prix de l’eau stable]. La stratégie vise à terme d’essayer de concilier les besoins avec la ressource disponible.
Certains passages du texte initial ont été synthétisés ou exclus de ce contenu.
Source : 09 avril 2026 – www.strategie-plan.gouv.fr
« La transition vers une économie à bas carbone constitue l’un des dés majeurs du XXIe siècle, en réponse à l’accélération du changement climatique, rappelle le Haut-commissariat à la stratégie au plan (HCSP). Atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 nécessite une transformation structurelle de l’économie, notamment avec une orientation vers les technologies présentant les meilleurs bilans carbone ».
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) vient de publier un rapport intitulé « L’innovation en faveur de la décarbonation : la position internationale de la France ».
Dans un contexte d’accélération du changement climatique, la transition vers une économie bas carbone constitue l’un des défis du XXIe siècle. Mise au service de la décarbonation, l’innovation constitue aussi un enjeu majeur de compétitivité et de souveraineté.
La France, l’Union Européenne et d’autres pays ou régions du monde ont ainsi lancé de multiples initiatives visant à promouvoir les technologies dites « propres ». À l’échelle mondiale, les technologies bas carbone représentent désormais plus de 15 % des dépôts de brevets, une part qui a doublé en vingt ans. La France, comme la plupart des pays européens, a vu diminuer son poids relatif dans ce domaine (4 % du total mondial, ces dernières années), avec l’émergence de la Chine et de la Corée du Sud.
Comment la France se situe-t-elle plus précisément dans la dynamique mondiale de l’innovation « bas carbone » ? De nouveaux travaux de la Commission nationale d’évaluation des politiques d’innovation (CNEPI), animée par le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, éclairent cet enjeu en dressant un panorama des évolutions à l’œuvre en France et dans le monde.

Pour poursuivre la lecture :
- Note d’étape de la CNEPI – Rapport – Avril 2026
- Note de synthèse – Avril 2026 : Quelle est la place de la France dans le domaine de l’innovation bas carbone ?
Source : 18 janvier 2024 – www.info.gouv.fr
Au lendemain de la Journée de l’Eau 2026, Polyway, acteur pour l’eau, démontre son engagement et son action pour la préservation et la bonne gestion de la ressource en eau : l’occasion de mettre en avant le Plan Eau 2030, lancé en mars 2023 par le Gouvernement.
L’eau est une ressource indispensable pour notre santé, notre économie et nos écosystèmes.
Or, les épisodes de sécheresse, comme celui historique de l’été 2022, la mettent sous tension.
Cette année encore, les ressources en eau disponibles sont basses, le niveau des nappes phréatiques est bas, et nous devons tous, agriculteurs, industriels, collectivités et particuliers, faire attention à notre consommation d’eau.
Chaque geste compte
Ne pas laisser couler l’eau, veiller à bien remplir lave-linge et lave-vaisselle à chaque cycle pour ne pas les multiplier, privilégier les programmes « éco », acheter des équipements qui consomment peu…
Au-delà de ces pratiques de bon sens, le Gouvernement lance une campagne de communication nationale pour encourager tous les citoyens à adopter, dès à présent et au quotidien, six gestes simples permettant de réduire leur consommation d’eau.
L’eau, une ressource précieuse
Alors que dans certains départements, comme les Pyrénées-Orientales, la situation est critique, le dérèglement climatique va amplifier l’intensité des épisodes de sécheresse et leur récurrence.
Le cycle de l’eau en sera perturbé. Et, la ressource, même abondante, sera alors moins facilement disponible.
C’est pourquoi il faut faire attention à toute consommation supplémentaire, et adopter à l’échelle individuelle et collectivement le principe de sobriété. L’eau est aujourd’hui une ressource précieuse et périssable que nous devons préserver.
Une gestion résiliente et concertée de l’eau
Pour protéger collectivement notre ressource en eau, le président de la République a présenté le 30 mars 2023 le plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau.
Il s’articule autour de trois axes :
- Organiser la sobriété des usages,
- Optimiser la disponibilité de la ressource,
- Préserver la qualité de l’eau et restaurer des écosystèmes sains et fonctionnels.
Le Plan Eau 2030 en 53 mesures
Le plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau comprend 53 mesures concrètes, qui répondent aux grands enjeux de sobriété, disponibilité et qualité, et de réponse face aux crises de sécheresse.
Source : 12 octobre 2025 – www.enviro2b.com
Le bioplastique révolutionnaire à base de bambou, mis au point par des chercheurs chinois, promet de remplacer les plastiques traditionnels grâce à sa solidité exceptionnelle et sa biodégradabilité en 50 jours.
La recherche scientifique continue de repousser les limites de l’innovation en matière de matériaux durables. Une équipe de chercheurs de l’Université de la forêt du Nord-Est en Chine a récemment mis au point un bioplastique révolutionnaire à partir de bambou. Ce matériau se distingue non seulement par sa solidité exceptionnelle, mais aussi par sa capacité à se biodégrader en seulement 50 jours, offrant ainsi une alternative prometteuse aux plastiques traditionnels à base de pétrole. Ce bioplastique pourrait bien marquer un tournant dans l’industrie des matériaux durables.
Des plastiques moléculaires en bambou à haute résistance
Une étude publiée dans la revue Nature Communications décrit une stratégie d’ingénierie moléculaire pour fabriquer des plastiques moléculaires en bambou (BM-plastics) de haute résistance. Les chercheurs ont utilisé des solvants eutectiques profonds pour désassembler le réseau de liaisons hydrogène de la cellulose de bambou. Ils ont ensuite stimulé moléculairement la reconstruction des interactions denses par l’hydrogène à l’aide d’éthanol.
Le résultat de cette ingénierie est un bioplastique présentant une résistance mécanique exceptionnelle, avec une résistance à la traction de 110 MPa et un module de flexion de 6,41 GPa. En outre, ce matériau offre une stabilité thermique remarquable, supérieure à 180°C, et une grande polyvalence dans les procédés de fabrication tels que l’injection, le moulage et l’usinage. Selon les chercheurs, le BM-plastic surpasse la plupart des plastiques et bioplastiques commerciaux en termes de performances mécaniques et thermiques tout en restant entièrement biodégradable dans le sol en 50 jours.
Performance du plastique bambou comparée aux plastiques traditionnels
Lors des tests comparatifs, le plastique de bambou a non seulement égalé, mais souvent surpassé les plastiques traditionnels en termes de stabilité mécanique, thermique et de façonnabilité. Cela le positionne comme une alternative viable pour diverses applications industrielles. De plus, ce bioplastique peut être recyclé en boucle fermée, conservant 90 % de sa résistance initiale, ce qui en fait une option durable et performante pour remplacer les matériaux plastiques conventionnels.
La production de ce plastique biodégradable repose sur une méthode qui transforme la cellulose de bambou en matériaux écologiques et performants, tout en étant adaptable à une échelle industrielle. Cette capacité à allier durabilité et performance pourrait bien révolutionner le secteur des matériaux plastiques.
Une alternative écologique aux plastiques à base de pétrole
Les chercheurs ont souligné le potentiel du plastique en bambou pour remplacer les plastiques à base de pétrole, souvent critiqués pour leur impact environnemental. Ce bioplastique, grâce à sa capacité à se dégrader rapidement dans le sol, constitue une solution prometteuse aux problèmes posés par les déchets plastiques. En outre, la possibilité de recycler ce matériau sans perdre ses propriétés mécaniques renforce son attrait en tant que solution durable.
Cependant, l’adoption à grande échelle de ce bioplastique reste limitée par des défis techniques, notamment la nécessité d’améliorer certaines propriétés mécaniques pour des applications plus exigeantes. Les chercheurs continuent de travailler sur ces aspects pour optimiser les performances du plastique en bambou et élargir son spectre d’utilisation.
Perspectives et défis de l’adoption du plastique en bambou
Bien que le plastique en bambou présente de nombreux avantages, il doit encore surmonter certains obstacles avant de pouvoir être adopté à grande échelle. Les chercheurs reconnaissent que certains composites de bambou sont limités par des propriétés mécaniques inférieures, ce qui les rend inadaptés à certaines applications industrielles exigeantes. De plus, la composition de fibres de bambou immergées dans une résine plastique pose des défis pour la biodégradabilité complète.
Malgré ces défis, l’innovation continue dans ce domaine promet de surmonter ces obstacles, offrant à terme une alternative viable et durable aux plastiques traditionnels. Les progrès réalisés dans la fabrication de plastiques à partir de biomasse organique, comme le bambou, montrent le potentiel de ces matériaux pour transformer l’industrie du plastique. Quel sera l’impact de ces innovations sur notre utilisation future des plastiques ?
Source : 06 juin 2025 – www.jeccomposites.com
Les pales proviennent d’une éolienne démantelée dans le cadre de la modernisation du parc éolien de Tahivilla à Cadix (Espagne), qui passera de 98 à 13 turbines.
Acciona Energía et El Ganso ont annoncé le lancement d’une nouvelle ligne de chaussures de sport fabriquées avec des pales recyclées provenant d’un parc éolien en cours de modernisation : Tahivilla à Cadix (Espagne).
Les nouvelles baskets se distinguent par leur caractère durable, puisqu’elles donnent une seconde vie à des matériaux provenant de pales d’éoliennes démantelées, ainsi que par leur design, destiné aux environnements de travail et à l’usage quotidien. En outre, elles intègrent un tissu imperméable et résistant aux taches développé par la société espagnole Sepiia.
Après le succès du premier lancement de chaussures fabriquées à partir de pales d’éoliennes recyclées en 2023, Acciona et El Ganso contribuent à nouveau à l’économie circulaire avec cette nouvelle édition limitée, désormais disponible à la vente sur le site officiel d’El Ganso et dans ses magasins.
Seconde vie pour les pales d’éoliennes
Les chaussures ont été fabriquées à partir d’une pale démontée du parc éolien de Tahivilla, qu’Acciona Energía est en train de remettre en service. L’entreprise remplace 98 anciennes turbines par 13 turbines Nordex modernes, plus puissantes et plus efficaces, qui optimiseront les performances du parc éolien et augmenteront sa production d’énergie renouvelable de 72 %.
Grâce à cette initiative, Acciona Energía réutilise les pales d’éoliennes démantelées en fin de vie pour en faire un nouveau produit, tout en faisant progresser le développement de solutions de recyclage des pales, l’un des principaux défis du secteur de l’énergie éolienne alors que des milliers de turbines approchent de la fin de leur durée de vie opérationnelle.
Alors qu’environ 90 % d’une éolienne peut être recyclée grâce à des processus bien établis, les pales, fabriquées à partir de matériaux complexes tels que les résines, la fibre de verre et/ou la fibre de carbone, requièrent des solutions spécifiques. Le principal défi consiste à mettre au point des méthodes de recyclage durables et évolutives au niveau industriel.
Ces dernières années, Acciona Energía a mené plusieurs projets pilotes pour réutiliser les matériaux des lames recyclées : de sa première collaboration avec El Ganso pour les chaussures de sport à la construction de poutres structurelles pour les centrales photovoltaïques, en passant par le lancement d’une collection de planches de surf en Australie.
En outre, l’entreprise développe une usine de recyclage de pales d’éoliennes à l’échelle industrielle à Lumbier (Navarre), qui pourra en traiter 6 000 tonnes par an et les convertir en nouvelles matières premières pour des secteurs tels que l’automobile et la construction.
Source : 07 avril 2025 – www.enerzine.com
Une nouvelle méthode de recyclage des pales d’éoliennes sans utiliser de produits chimiques agressifs a permis de récupérer des fibres de verre et des résines très résistantes qui ont permis aux chercheurs de l’université de l’État de Washington de réutiliser ces matériaux pour créer des plastiques plus résistants.
Cette innovation constitue un moyen simple et écologique pour le recyclage des pales d’éoliennes pour créer des produits utiles.
Dans un article publié dans la revue « Ressources, conservation et recyclage », l’équipe de chercheurs a découpé le matériau léger couramment utilisé dans les pales d’éoliennes, appelé polymère renforcé par des fibres de verre (PRFV), en blocs d’environ deux pouces de côté. Ils ont ensuite trempé les flocons dans un bain de sel organique à faible toxicité dans de l’eau surchauffée sous pression pendant environ deux heures afin de décomposer le matériau. Ils ont ensuite réutilisé ses composants pour fabriquer des plastiques plus résistants.
« Cela fonctionne très bien, surtout si l’on considère les conditions douces que nous avons appliquées », a commenté Cheng Hao, ancien étudiant diplômé de l’École d’ingénierie mécanique et des matériaux et coauteur de l’article. « Le solvant est un solvant vert et la température est acceptable pour cet objectif. »
Le matériau GFRP est traditionnellement très difficile à recycler. Alors que les thermoplastiques, le type de plastique utilisé dans les bouteilles de lait, peuvent être fondus et facilement réutilisés, les composites à base de fibres de verre sont généralement fabriqués à partir de thermodurcissables. Ces types de composites sont durcis et ne peuvent pas être facilement défaits et ramenés à leurs matériaux d’origine. La première génération d’éoliennes modernes fabriquées à partir de matériaux composites dans les années 1990 arrive aujourd’hui à la fin de sa durée de vie, ce qui pose un problème de taille en matière d’élimination. Le matériau renforcé de fibres de verre représente environ deux tiers du poids total d’une pale d’éolienne. En outre, lors de la fabrication des pales, environ 15 % du matériau est également gaspillé.
« Avec l’essor de l’énergie éolienne, il devient de plus en plus urgent de recycler et de réutiliser les déchets des éoliennes », a dit Jinwen Zhang, auteur correspondant et professeur à l’École d’ingénierie mécanique et des matériaux. « Cette méthode de recyclage est évolutive, rentable et respectueuse de l’environnement, et constitue une solution durable pour la réutilisation de grandes quantités de déchets renforcés de fibres de verre. »
Dans leur travail, les chercheurs ont trempé le matériau de la lame dans une solution douce d’acétate de zinc, qui est utilisé dans les médicaments, comme les pastilles pour la gorge et les additifs alimentaires. La solution douce a permis aux chercheurs de récupérer des fibres de verre et des résines en bon état qu’ils ont ensuite ajoutées directement à des thermoplastiques pour produire des matériaux composites solides contenant jusqu’à 70 % de fibres de verre recyclées. En outre, les chercheurs ont pu récupérer et réutiliser la majeure partie de la solution d’acétate de zinc catalytique par simple filtration.
« La facilité de récupération du catalyseur améliore la durabilité globale et la rentabilité de la méthode », a ajouté M. Zhang, qui mène des recherches au sein du Centre d’ingénierie et de matériaux composites. Lorsque les chercheurs ont ajouté le matériau recyclé au plastique de nylon et l’ont testé, ils ont constaté que les fibres supplémentaires rendaient le nylon plus de trois fois plus résistant et plus de huit fois plus rigide. Ils ont également constaté que le matériau GFRP recyclé pouvait renforcer d’autres plastiques, tels que le polypropylène et le type de plastique utilisé dans les bidons de lait et les bouteilles de shampoing.
« Pour ce travail, nous n’avons pas eu besoin de rompre complètement toutes les liaisons et de pousser la réaction à son terme », explique Baoming Zhao, coauteur et professeur assistant de recherche au Centre d’ingénierie et de matériaux composites, « Tant que nous pouvons rompre le réseau réticulé en plus petits morceaux, et qu’ils peuvent être traités par fusion, nous pouvons les composer avec du nylon et obtenir un nouveau composite. Nous ne séparons pas la résine de la fibre – nous mélangeons simplement le tout au nylon et obtenons un nouveau composite ».
